Déviant ?

    En arrivant dans le Lot-et-garonne après avoir décidé de changer de vie, j'ai eu l'agréable surprise de voir l'exposition de Vincent Perrottet et une citation (1) de Raoul Vaneigem m'a tout de suite interpellé.

    Tout au long de ces années de travail dans le milieu du travail social, j'ai pu constater que notre société mettait une frontière distincte entre ce qu'elle définit d'un individu "normal", d'un individu qualifié de "déviant" ; et qu'elle s'employait à stigmatiser et écarter du mieux qu'elle pouvait toutes manifestations d'individus qui pourraient nuire à son fonctionnement.

    Ces séries de recherches à l'encre de chine sont le vecteur de réflexions basées sur plusieurs questions :
Quel impact, les diverses formes d'aliénations, inhérentes à l'organisation de notre société, ont sur notre relation à l'autre et envers nous même ?
Si on admet que certaines maladies mentales peuvent amener plus facilement un individu à avoir un comportement déviant, alors comment expliquer de tels comportements adoptés par des individus catégorisés comme "normaux" ?
D'après H. Becker, « Outsiders » :

   "La déviance découle des interactions entre ceux qui commettent des actes déviants
    et ceux qui y répondent. Un acte n’est déviant que s’il est perçu comme tel."

Qui est finalement "du bon côté" de cette fragile frontière ?
Qui n'est pas un déviant en puissance ?

Dans cette société où, par exemple, la reconnaissance sociale par le travail en devient oppressante pour certains, un individu déviant ne serait-il pas le produit d'une manifestation de son intelligence qui se serait émancipé du fameux leitmotiv :


   "Travaille d'abord, tu t'amuseras ensuite " ?(1)


#1 - "Dépendance compulsive"

#2 - "Neurosis"

#3 - "Totem et tabou"

(D'autres illustrations de la même série à venir sous peu ...) / (Other illustrations of the same serie to come soon)